transparence
Notre méthode
Il n’existe pas de liste nationale téléchargeable. Voici, étape par étape, comment nous avons reconstitué la nôtre — et où elle peut se tromper.
Le point de départ : une source qui ne se laisse pas lire
La Délégation à la sécurité routière publie les arrêtés préfectoraux d’équipement hivernal sur une page dédiée. Cette page est un accordéon de départements ; chaque entrée ne contient qu’un lien vers un PDF. Nous n’y avons trouvé aucun tableur, aucun fichier de données, aucune liste consolidée. Au 2 août 2026, elle recense 48 départements et 56 documents.
Des PDF majoritairement scannés
Nous avons téléchargé les 56 documents. La grande majorité n’a aucune couche de texte : ce sont des images de pages signées, parfois de travers, parfois avec une carte à la place de la liste. Les extraire mot à mot supposait donc une reconnaissance optique de caractères, avec tout ce que cela comporte d’erreurs.
Le garde-fou : le référentiel des communes
Une reconnaissance optique se trompe. Pour que ses erreurs ne se propagent pas jusqu’à vous, chaque nom lu est confronté au référentiel officiel des communes françaises, restreint au département de l’arrêté. Un nom qui ne correspond à aucune commune réelle de ce département n’est pas publié. Nous ne retenons par ailleurs que les grappes de noms rapprochés, ce qui écarte les mentions isolées qui parsèment ces documents : le tribunal administratif compétent, la ville de la préfecture, le lieu de signature.
Cette méthode élimine les inventions. Elle n’élimine pas les oublis : si votre commune figure sur le PDF et manque sur notre page, l’erreur est de notre côté, et nous la corrigeons sur signalement.
Quatre régimes, pas deux
La carte officielle distingue obligation totale et obligation partielle. La lecture des arrêtés en fait apparaître quatre. 6 préfets ont visé l’ensemble de leur département. 28 ont annexé une liste nominative. 13 ont pris un arrêté qui ne désigne aucune commune. Et pour 1 départements, le périmètre est renvoyé à une carte ou reste indéterminé à la lecture : nous ne répondons alors pas commune par commune.
Ce quatrième cas explique l’écart entre les 34 départements annoncés par la fiche éditoriale de la Sécurité routière et les 48 entrées de la page qui publie les arrêtés. Un arrêté peut exister sans désigner personne.
Le piège des communes fusionnées
Un arrêté de 2021 nomme les communes telles qu’elles existaient à sa rédaction. L’Ain cite « Béon » et « Culoz » : ces deux communes ont fusionné en Culoz-Béon en 2019, et une lecture naïve les écarte toutes les deux — un habitant de Culoz-Béon s’entend alors répondre que sa commune est introuvable, alors que son territoire est bien soumis. C’est le faux négatif le plus coûteux possible.
Nous rattachons donc chaque nom au référentiel historique des communes, qui recense les communes déléguées et associées avec leur commune de rattachement. 33 noms cités par les arrêtés, dans 9 départements, correspondent à des communes qui n’existent plus sous ce nom ; ils sont rattachés à la commune actuelle, et chaque fiche départementale le dit explicitement.
Un arrêté ne raisonne pas qu’en communes
Dans 13 départements, l’arrêté comporte une clause qui joue au niveau des voies : des axes exclus du périmètre, une obligation limitée à un seul axe d’accès pour certaines communes, un axe expressément inclus, ou une suspension temporaire sur des itinéraires de délestage. Le Vaucluse en est l’exemple type : pour trois de ses neuf communes, seule la route du Mont Ventoux entre dans le dispositif.
Savoir qu’une commune est visée ne suffit donc pas toujours. Nous signalons ces clauses et en citons le passage, mais nous ne reconstituons pas le détail voie par voie : sur la route, la signalisation d’entrée de zone reste le repère.
Un faux ami à connaître
Plusieurs jeux de données publics s’intitulent « communes loi montagne ». Ils décrivent le zonage des massifs au sens de la loi de 1985, qui relève de l’urbanisme, et non l’obligation d’équipement hivernal. Les deux listes ne coïncident pas. Les confondre produirait une liste fausse avec une apparence d’officialité ; nous ne les utilisons pas.
Ce que nous refusons d’écrire
Nous ne publions aucun montant d’amende, parce que la fiche officielle consacrée aux équipements hivernaux n’en publie aucun. Nous ne classons aucun modèle de pneu, de chaîne ou de chaussette, parce que nous n’en testons aucun. Nous n’inventons ni statistique d’accidentologie, ni témoignage, ni avis client.
Ce qui date, et à quelle date
Les relevés de cette page ont été effectués le 2 août 2026. Un arrêté peut être modifié à tout moment, et plusieurs départements en ont déjà pris un modificatif. Le PDF officiel, lié depuis chaque fiche départementale, reste la référence.