transparence
Notre méthode
Des arrêtés scannés, un tableur national daté d’octobre 2022 : voici, étape par étape, comment nous avons établi nos listes.
Le point de départ : une source qui ne se laisse pas lire
La Délégation à la sécurité routière publie les arrêtés préfectoraux d’équipement hivernal sur une page dédiée. Elle se présente comme un accordéon de départements ; chaque entrée ne contient qu’un lien vers un PDF. La Sécurité routière publie aussi un tableur national des communes, daté d’octobre 2022 : le 4 novembre 2026, nous l’avons croisé code INSEE par code INSEE avec nos listes, ce qui a corrigé 15 départements. À cette date, la page recense 48 départements et 56 documents.
Des PDF majoritairement scannés
Nous avons téléchargé les 56 documents. La grande majorité n’a aucune couche de texte : ce sont des images de pages signées, parfois de travers, parfois avec une carte à la place de la liste. Les extraire mot à mot supposait donc une reconnaissance optique de caractères, avec tout ce que cela comporte d’erreurs.
Le garde-fou : le référentiel des communes
Une reconnaissance optique se trompe. Pour que ses erreurs ne se propagent pas jusqu’à vous, chaque nom lu est confronté au référentiel officiel des communes françaises, restreint au département de l’arrêté. Un nom qui ne correspond à aucune commune réelle de ce département n’est pas publié. Nous ne retenons par ailleurs que les grappes de noms rapprochés, ce qui écarte les mentions isolées qui parsèment ces documents : le tribunal administratif compétent, la ville de la préfecture, le lieu de signature.
Trois régimes, pas deux
La carte officielle distingue obligation totale et obligation partielle. La lecture des arrêtés en fait apparaître trois. 6 préfets ont visé l’ensemble de leur département. 28 ont annexé une liste nominative. 14 ont pris un arrêté qui ne désigne aucune commune.
Ce troisième cas explique l’écart entre les 34 départements annoncés par la fiche éditoriale de la Sécurité routière et les 48 entrées de la page qui publie les arrêtés. Un arrêté peut exister sans désigner personne.
Le piège des communes fusionnées
Un arrêté de 2021 nomme les communes telles qu’elles existaient à sa rédaction. L’Ain cite « Béon » et « Culoz » : ces deux communes ont fusionné en Culoz-Béon en 2019, et une lecture naïve les écarte toutes les deux : un habitant de Culoz-Béon s’entend alors répondre que sa commune est introuvable, alors que son territoire est bien soumis. C’est le faux négatif le plus coûteux possible.
Nous rattachons donc chaque nom au référentiel historique des communes, qui recense les communes déléguées et associées avec leur commune de rattachement. 36 noms cités par les arrêtés, dans 10 départements, correspondent à des communes qui n’existent plus sous ce nom ; ils sont rattachés à la commune actuelle, et chaque fiche départementale le dit explicitement.
Un arrêté ne raisonne pas qu’en communes
Dans 15 départements, l’arrêté comporte une clause qui joue au niveau des voies : des axes exclus du périmètre, une obligation limitée à un seul axe d’accès pour certaines communes, un axe expressément inclus, ou une suspension temporaire sur des itinéraires de délestage. Le Vaucluse en est l’exemple type : pour trois de ses neuf communes, seule la route du Mont Ventoux entre dans le dispositif.
Savoir qu’une commune est visée ne suffit donc pas toujours. Nous signalons ces clauses et en citons le passage, mais nous ne reconstituons pas le détail voie par voie : sur la route, la signalisation d’entrée de zone reste le repère.
Un faux ami à connaître
Plusieurs jeux de données publics s’intitulent « communes loi montagne ». Ils décrivent le zonage des massifs au sens de la loi de 1985, qui relève de l’urbanisme, et non l’obligation d’équipement hivernal. Les deux listes ne coïncident pas. Les confondre produirait une liste fausse avec une apparence d’officialité ; nous ne les utilisons pas.
D’où viennent les classements et les montants
Nous ne testons aucun modèle de pneu, de chaîne ou de chaussette : les classements publiés ici sont ceux des bancs d’essai indépendants comme l’ADAC, le TCS ou Auto Bild, cités avec la dimension testée et la date. Le montant de l’amende vient des sources qui le publient, nommées et datées, car la fiche officielle consacrée aux équipements hivernaux n’en donne aucun. Aucune statistique d’accidentologie, aucun témoignage et aucun avis client ne figurent ici sans source.
Ce qui date, et à quelle date
Nos listes ont été relues le 4 novembre 2026. Plusieurs départements ont déjà pris un arrêté modificatif : le PDF officiel est lié depuis chaque fiche départementale.