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56,1 millions de journées-skieurs : la France redevient numéro un mondial, et les stations ont ouvert tôt

La France repasse en tête du ski mondial avec 56,1 millions de journées-skieurs, devant l’Autriche et les États-Unis. Ce que révèle la saison.

Par la rédaction Cap Neige · publié le

Skieurs adultes de dos traversant un parking de station vers une étroite piste enneigée en début de saison

Si vous êtes monté en station avant Noël l’hiver dernier, vous avez fait partie du record. Avec 56,1 millions de journées-skieurs en 2025-2026, la France reprend la première place mondiale après onze ans, devant l’Autriche et les États-Unis. La neige de fin novembre a aidé, les investissements aussi.

En bref

  • La France cumule 56,1 millions de journées-skieurs en 2025-2026 et retrouve la première place mondiale, perdue depuis la saison 2014-2015.
  • L’Autriche suit avec 53,7 millions, les États-Unis avec 52,6 millions, en recul d’environ 14 % faute de neige.
  • Les premières neiges de fin novembre ont favorisé des ouvertures avant Noël dans les Alpes et les Pyrénées.

Le chiffre clé : 56,1 millions, journées-skieurs cumulées par la France durant l’hiver 2025-2026.

La France repasse devant l’Autriche et les États-Unis pour la première fois depuis 2014-2015

Le chiffre tient en une ligne : 56,1 millions de journées-skieurs sur l’hiver 2025-2026. D’après les données publiées par Domaines skiables de France, ce score place les stations françaises en tête du classement mondial. Elles n’occupaient plus cette position depuis la saison 2014-2015, soit onze ans d’attente.

Derrière, l’Autriche prend la deuxième marche et les États-Unis complètent le podium. L’écart avec les Autrichiens atteint 2,4 millions de journées, et 3,5 millions avec les Américains.

RangPaysJournées-skieurs 2025-2026
1France56,1 millions
2Autriche53,7 millions
3États-Unis52,6 millions

Un détail compte pour lire ce tableau : l’indicateur mesure des journées passées à skier, pas des visiteurs différents. Un même skieur présent plusieurs jours est donc compté plusieurs fois.

L’hiver 2025-2026 se hisse au troisième rang des meilleures saisons françaises

Côté français, la fréquentation a progressé de 2,4 % sur un an. Elle se situe aussi 6 % au-dessus de la moyenne des quatre saisons précédentes. Ce n’est donc pas un simple rebond après un hiver médiocre : le niveau est installé au-dessus de ce que les stations ont connu récemment.

Ce résultat classe l’hiver dernier à la troisième place des meilleures saisons françaises. Seules deux saisons ont fait mieux : 2008-2009 et 2012-2013. Le record national n’est donc pas battu, mais la France s’en approche suffisamment pour dépasser ses concurrents directs.

Il faut le dire clairement : cette première place mondiale ne s’explique pas uniquement par la performance française. Le classement dépend aussi de ce qui se passe ailleurs, et ailleurs, l’hiver a été plus compliqué.

La neige de fin novembre a permis des ouvertures avant Noël dans les Alpes et les Pyrénées

Le début de saison a joué un rôle décisif. Les premières chutes de neige sont tombées dès la fin novembre, ce qui a favorisé les ouvertures avant les fêtes, notamment dans les Alpes et dans les Pyrénées. Pour une station, ouvrir tôt, c’est capter une partie de la clientèle de décembre.

Tous les massifs n’ont pas été logés à la même enseigne :

  • Alpes et Pyrénées : neige précoce et ouvertures avant Noël.
  • Massif central, Jura et Vosges : enneigement resté plus irrégulier.

La fin de saison a ensuite confirmé la tendance. Après les vacances d’hiver, la fréquentation a bondi de 20 % en mars par rapport au même mois de la saison précédente. Avril a lui aussi contribué au bon bilan national.

Pour le skieur automobiliste, la leçon est simple : l’ouverture d’une station dépend du massif et de la neige réellement tombée, pas d’une date fixe. Le bilan national flatteur masque des situations très différentes d’une région à l’autre.

Le recul américain d’environ 14 % a fait basculer le classement

La France n’a pas seulement progressé. Les États-Unis ont reculé : la fréquentation de leurs stations a chuté d’environ 14 %, dans un contexte de manque de neige dans plusieurs régions majeures. Ce décrochage explique une bonne partie du changement de leader.

Autrement dit, le retour de la France en tête combine deux mouvements : sa propre hausse de 2,4 % et la baisse américaine. Sans ce manque de neige outre-Atlantique, l’ordre du podium aurait pu être différent.

Cela illustre un point que les professionnels répètent : la météo reste déterminante dans les variations de fréquentation et dans le classement mondial. Le même facteur qui a aidé les stations françaises en décembre a pénalisé les stations américaines.

555 millions d’euros investis en 2025, dont près de 281 millions dans les remontées mécaniques

Ces bons résultats arrivent après un effort financier important. En 2025, les exploitants ont engagé 555 millions d’euros dans leurs domaines skiables. Près de 281 millions, soit environ la moitié de l’enveloppe, sont allés aux remontées mécaniques.

Ce montant dépasse d’environ 50 % la moyenne de la dernière décennie. Les stations ont donc nettement relevé le rythme avant d’aborder la saison qui vient de s’achever.

Faut-il en conclure que l’argent seul fait la fréquentation ? Non. Le classement le rappelle : sans neige, les investissements ne suffisent pas, comme l’ont vécu plusieurs régions américaines. Ce sont la neige, la date d’ouverture et la qualité des équipements qui, ensemble, dessinent une saison.

Vos questions

Que mesure exactement une journée-skieur ?

C’est une journée passée à skier, et non un visiteur. Un skieur qui revient plusieurs jours est compté plusieurs fois. L’indicateur sert à comparer la fréquentation des stations d’un pays à l’autre.

Pourquoi la France est-elle repassée devant les États-Unis ?

Sa fréquentation a progressé de 2,4 % sur un an, alors que celle des stations américaines a chuté d’environ 14 %. Plusieurs grandes régions des États-Unis ont manqué de neige. Résultat : 56,1 millions de journées-skieurs côté français, contre 52,6 millions côté américain.

Toutes les stations françaises ont-elles ouvert avant Noël ?

Non. Les premières chutes de fin novembre ont surtout favorisé les ouvertures avant Noël dans les Alpes et les Pyrénées. L’enneigement est resté plus irrégulier dans le Massif central, le Jura et les Vosges.

Sources : altitude.news.